Et la philanthropie fait-elle partie de l’ISR ?

Fonds de partage, fonds solidaires, fonds ISR… il existe aujourd’hui différents moyens d’action pour ceux qui souhaitent contribuer au bien commun. Si l’esprit est de même nature, l’engagement de l’investissement philanthropique diffère du don pur, directement réalisé auprès d’une association caritative, et ouvrant droit généralement à une réduction fiscale.

A la lisière de la philanthropie, l’investissement dans des fonds de partage cherche à concilier le don à une association ou une fondation et le rendement financier. Ces fonds d’investissement reversent en effet une partie de leur revenu à une association ou une fondation, grâce à un mécanisme de partage. Tous les investisseurs peuvent décider d’orienter leurs investissements vers ces fonds de partage, selon les causes soutenues par exemple. Encore méconnue, cette épargne de partage qui existe en France depuis les années 1980 tend à se développer.

Autre outil à disposition des investisseurs souhaitant conjuguer sens et recherche de rendement financier, les fonds solidaires, identifiables grâce au label Finansol. Avec ces fonds dont une partie finance des projets solidaires et l’autre est investie dans des actifs financiers, la solidarité se manifeste au niveau des sommes placées : pour être solidaire, tout ou partie du montant placé doit financer des projets d’utilité sociale et/ou environnementale1. Ces fonds dont procurent des ressources à des acteurs qui agissent dans des secteurs comme le logement social, l’emploi ou encore la protection de l’environnement.

Ces deux approches ont une même ambition, développer une finance plus solidaire, plus durable, et prennent en compte des critères extra-financiers dans le choix des investissements. Ils se distinguent des fonds ISR, identifiables le plus souvent par le label ISR décerné par l’Etat français, dont la stratégie d’investissement, favorable au développement durable, vise à générer une performance financière. Les fonds ISR intègrent des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance dans leur processus d’investissement dont le but est d’investir dans des entreprises cotées et responsables.

 Précurseur en la matière de mécanisme de partage, La Financière de l’Echiquier propose ainsi deux solutions2 qui reversent une partie de leurs frais de gestion, dont Echiquier Positive Impact Europe. La stratégie d’investissement de ce fonds est adossée aux Objectifs de Développement Durable de l’ONU, qui reverse une partie des frais de gestion à des projets associatifs soutenus par la Fondation Groupe Primonial, qui agit en faveur de l’éducation, l’insertion et la santé.

 Les visages de la finance responsable, solidaire, durable, sont multiples et les moyens d’agir et de s’engager à la lisière de la philanthropie sont variés : pour concilier éthique, responsabilité, engagement pour le bien commun et performance financière, vous n’avez que l’embarras du choix…

 

 

1 Finansol
2 Ces fonds ne sont pas juridiquement des “fonds de partage”.